Cameroun : l'indépendance


Discours d‘Ahmadou Ahidjo pour l‘indépendance du Cameroun, 1er janvier 1960

« …Si l'Eglise ne doit pas s‘immiscer dans la politique des partis, elle ne doit pas non plus être timorée, ce qu‘elle est trop souvent – ni se cantonner dans une activité purement ecclésiastique, qui la tient loin du monde, ou sociale, qui est insuffisante. Elle doit prendre parti pour la défense de l‘homme et parler fermement à l'Etat lorsque celui-ci méconnaît les droits et les libertés essentiels. »

Source : "La conférence générale des Eglises d‘Afrique : Ibadan 10-20 janvier 1958", In : Journal des missions évangéliques, 1958, p. 103.

Discours d‘Ahmadou Ahidjo pour l‘indépendance du Cameroun, 1er janvier 1960


“ L'effort essentiel des jeunes, c‘est d‘adapter la société, qui est leur vie-même, au monde nouveau. Les jeunes africains, ou plutôt à travers eux, la société africaine, essaie de se rassembler à nouveau, de ressurgir de l‘individualisme anonyme de la grande ville. Ils espèrent retrouver [au sein des associations qu‘ils créent] leur Afrique, que les Blancs, par ignorance ou cupidité, font disparaître, ou y former eux-même l‘Afrique dont ils rêvent. “

Source : Marc-André Ledoux, Les jeunes chrétiens d‘outre-mer face à un monde nouveau : exposé présenté à l‘Assemblée générale de la Société des missions évangéliques de Paris, 23-24 octobre 1956.

Fêtes de l‘indépendance du Cameroun, 1er janvier 1960 : défilé des éclaireurs et éclaireuses du Cameroun.


“ Nous ne pouvons que nous réjouir d‘assister à la fin du régime colonial. Mais l‘indépendance ne résout pas les problèmes. Elle place les peuples devant leurs responsabilités, elle les expose au danger d‘une colonisation  plus enveloppée, plus discrète, mais plus efficace, sur le plan économique. “

Source : Jean Czarnecki, „ 1960 année de l‘Afrique “, dans : Christianisme social, janvier-février 1960, p. 76


Usine des bois du Cameroun, à Eséka, c. 1965.