Cameroun : une Église autonome


«  Hors de l’Église, dans le pays même, la présence des Églises d’Europe en la personne de leurs missionnaires est un témoignage. Que la Société des Missions ait accepté de se dépouiller de son autorité au profit de l'autonomie des Églises, que les missionnaires aient bien voulu s'intégrer dans nos organismes et se soumettre à notre autorité, que cela se soit passé trois ans avant l’indépendance du pays, a une importance qu’on ne saurait sous-estimer… ? ».

Source : Jean Kotto : « La détresse du Cameroun »,Journal des missions évangéliques, 1960, p. 234.

 Culte solennel pour l’accession à l’autonomie de l’Église évangélique du Cameroun et de l’Union des Églises baptistes du Cameroun, Douala, 10 mars 1957. Bungener / ADP (Agence Diffusion Presse)


"Cette Eglise désire-t-elle encore des missionnaires ? Mais oui, certainement, non pas pour commander mais pour servir."

Source : Paul Jocky,„Un message du Cameroun“, Journal des missions évangéliques, 1958, p. 243.

Les pasteurs E. Njike, G. Markhoff et Hans Dosthumus-Meyjes, c. 1960. Photo : John Taylor / COE.



« Nous espérons que les chrétiens du Cameroun prendront en main leur propre destin et qu’ils renverront dos à dos les églises occidentales avec leurs divisions. »

Source : A. Bayiga, Christianisme social, mars-avril 1965, p. 185

Visite de la bibliothèque de la Faculté de théologie protestante de Yaoundé, années 1960.



« Les chrétiens d’Afrique ont conscience d’être vraiment chrétiens dans la mesure où ils participent à la lutte pour l’émancipation de leur peuple. Mais il faut que le christianisme africain établisse sa propre théologie sur sa propre expérience. » 

Source : Jan Czarnecki, Christianisme social, octobre 1957, n° 9-10, pp. 738.

Inauguration de la chapelle du collège de Libamba, 1958. Photo : Jean Keller.