Madagascar : une Église autonome


« Le transfert de l'autorité de la Mission à l'Eglise s'accompagne d'un élan nouveau, d’une recrudescence dans l’activité, d’une souffrance plus vive aussi devant ce qui ne peut pas encore être fait, et que pourtant Dieu a préparé pour que nous le fassions… C’est un signe de vitalité ! C’est aussi la raison pour laquelle l’Eglise évangélique de Madagascar attend de la part des Eglises d’Europe une aide plus importante que par le passé. »

Source : J.-B. Ralambomahay, Président du Conseil national de l’Eglise évangélique à Madagascar, « L'Eglise évangélique de Madagascar en face de ses responsabilités », Journal des missions évangéliques, 1960, p. 239



École du dimanche au temple de Ziona, Majunga. Photo : André Petit


«  Or la jeune Eglise est vieille, du point de vue des jeunes. Ce qui compte ici ce n’est pas la date récente où les premiers missionnaires ont apporté l’Evangile, où le premier pasteur indigène a été consacré. Les conseillers presbytéraux sont choisis parmi de sages et respectables vieillards ; on en est parfois venu à ne consacrer comme pasteurs, que des hommes ayant au moins 40, voire 50 ans. Très vite, se sont installées des traditions ecclésiastiques qu’on croirait séculaires à voir leur rigidité. Cette Eglise apparaît aux jeunes comme une manifestation de ce passé oppressant et inadapté qu’est pour eux la société traditionnelle dont ils veulent se libérer tout en lui restant sentimentalement attachés. »

Source : Marc-André Ledoux, « Les jeunes chrétiens d’outre-mer face à un monde nouveau », exposé présenté à l’Assemblée générale de la Société des Missions évangéliques de Paris, les 23 et 24 octobre 1956, pp. 8-9.

Proclamation officielle le 17 août 1968 de l'unité des trois Églises protestantes du Nord de Madagascar sous le nom de : Église de Jésus Christ à Madagascar.


«  L’évangile est arrivé en Afrique par diverses routes. L’Eglise s’est présentée sous de nombreuses étiquettes. Par bonheur, des unions d’Eglises se sont formées dans certaines régions. Les unions sont une étape importante vers l’unité. Je suis presque sûr qu’il y aurait un beaucoup plus grand nombre d’unions d’Eglise si l’affaire était davantage laissée aux Africains eux-mêmes. Seul un front unique des Eglises du Christ en Afrique pourrait impressionner la population non-chrétienne du continent noir. »


Source : Sir Francis Akanu Ibiam, gouverneur du Nigéria oriental, « Où va l’Afrique : discours lors de la 3eAssemblée du Conseil Œcuménique des Eglises », New Delhi, 1961, dans : Le Monde non chrétien, n° 58, 1961, pp. 34-35

Éclaireurs unionistes à Madagascar. 1952