Cameroun : l‘indépendance
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“ …Si l‘Eglise ne doit pas s‘immiscer dans la politique des
partis, elle ne doit pas non plus être timorée, ce qu‘elle est trop souvent –
ni se cantonner dans une activité purement ecclésiastique, qui la tient loin du
monde, ou sociale, qui est insuffisante. Elle doit prendre parti pour la
défense de l‘homme et parler fermement à l‘Etat lorsque celui-ci méconnaît les
droits et les libertés essentiels. “ Source : „ La conférence générale des Eglises d‘Afrique : Ibadan 10-20 janvier 1958 “, dans : Journal des missions évangéliques, 1958, p. 103. |
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“ L‘effort
essentiel des jeunes, c‘est d‘adapter la société, qui est leur vie-même, au
monde nouveau. Les jeunes africains, ou plutôt à travers eux, la société
africaine, essaie de se rassembler à nouveau, de ressurgir de l‘individualisme
anonyme de la grande ville. Ils espèrent retrouver [au sein des associations
qu‘ils créent] leur Afrique, que les Blancs, par ignorance ou cupidité, font
disparaître, ou y former eux-même l‘Afrique dont ils rêvent. “ Source : Marc-André Ledoux, Les jeunes chrétiens d‘outre-mer
face à un monde nouveau : exposé présenté à l‘Assemblée générale de la
Société des missions évangéliques de Paris, 23-24 octobre 1956. |
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“ Nous
ne pouvons que nous réjouir d‘assister à la fin du régime colonial. Mais
l‘indépendance ne résout pas les problèmes. Elle place les peuples devant leurs
responsabilités, elle les expose au danger d‘une colonisation plus
enveloppée, plus discrète, mais plus efficace, sur le plan économique. “ Source : Jean Czarnecki, „ 1960 année de
l‘Afrique “, dans : Christianisme social, janvier-février 1960, p. 76 |
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